Gérer un deuil lorsqu’on travaille

Entrepreneur / Recent Post / 16/08/2017

Aujourd’hui j’avais envie de vous parler d’un sujet délicat, quelque chose qui vous a peut-être déjà touché dans votre carrière professionnelle, ou qui a touché quelqu’un de proche. Je parle de subir un deuil lorsqu’on travaille, qu’on soit employé, ou indépendant, la difficulté est comparable.

On parle beaucoup du burnout, mais très rarement on aborde le sujet tout aussi délicat du deuil au travail.

Perdre quelqu’un est douloureux et incapacitant, pendant une période qui peut durer jusqu’à un an. Les symptômes sont semblables à ceux de la dépression chronique  : impossible de dormir correctement, pas envie de bouger, tristesse, pleurs, idées noires, difficultés à interagir avec les autres, difficultés à abattre des tâches qui sont pourtant habituelles. Cependant, au contraire de la dépression chronique, l’épisode dépressif qui suit le deuil est généralement temporaire.

Lorsqu’un deuil survient on assiste en général à deux types de réactions:

  1. les gens qui arrêtent, ralentissent et prennent le temps de vivre leur deuil de manière saine.
  2. ceux qui, au contraire décident de nier le problème et se jettent dans le travail en espérant que la douleur passe vite.

Les premiers vous l’aurez deviné, ont le plus de chance de vivre un processus de deuil sain; se donner le temps de ressentir la douleur, de vivre la colère est important, ça permet de se reconstruire plus vite.

Malheureusement, de nos jours, très peu de gens ont la possibilité de s’arrêter un moment dans le cas d’une perte, que l’on soit indépendant ou employé d’ailleurs.

Et pourtant prendre le temps de guérir c’est important.

Passer du temps avec ses proches, craquer, ne pas être au top, c’est le difficile lot d’une période de deuil, il faut y passer.

Je connais bien le cas des personnes qui se lancent de le travail à corps perdu pour ne pas penser à la douleur; ceux qui se disent que s’ils tiennent le coup assez longtemps, vont guérir sans même sentir les bobos. Et bien non, que du contraire, à moyen terme, ça explose dans tout les sens : burnout, blessures psychosomatiques, détresse, dépression… les risques sont énormes.

Pour l’avoir vécu, je sais maintenant l’importance de s’écouter, de prendre soin de soi, d’être entouré et surtout de ralentir le temps qu’il faut pour éviter les catastrophes.

En résumé, mes 3 conseils sont :

  1. Prendre du temps pour soi, vivre son deuil, ne pas essayer de refouler la tristesse.
  2. Prévenir votre patron et vos collègues directes, parce que vous ne serez pas au top au bureau et qu’ils seront d’une grande aide si quand vous aurez des coups de mou. Si vous êtes indépendant, ralentissez pendant un moment.
  3. Parler! Ne gardez pas votre peine pour vous, vous allez craquer violemment si vous le faites. Partagez votre douleur, comme les bons souvenirs que vous avez avec la personne qui vous manque, ça vous aidera à remontrer pas à pas vers la surface.

Courage si vous vivez actuellement un deuil! C’est difficile à croire lorsqu’on est en plein dedans, mais ça va effectivement mieux avec le temps.

deuil

Photo from: Power of positivity






Angy Ferro
Fondatrice de ce magazine Lifestyle online qui parle de mode et de beauté. Passionnée également de musique, de restos et de tout ce qui habite le monde des femmes actives accomplies.




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