Mon opération esthétique et mon avis sur la perfection

Healthy / Recent Post / 25/07/2017

Au commencement…

Pour vous résumer l’histoire, en deux ans, ma respiration s’est dégradée très fort. J’en étais arrivée à avoir une narine complètement bouchée et l’autre à moitié.

Je n’en pouvais plus : mauvaises nuits, impossible de respirer par le nez, essoufflée en montant les escaliers… Je suis donc allée faire un examen, qui a confirmé mes craintes: « déviation de la cloison nasale », l’opération est alors obligatoire si on désire améliorer la respiration.

Ok, je suis pour, à un moment dans la conversion se glisse l’opportunité d’améliorer l’esthétique de mon nez, je me dis… « tant qu’à souffrir, autant faire joli ».

Mais le côté psy dans tout ça? 

Je dois être une exception dans le fait que je n’ai pas eu de grosse frousse concernant le changement esthétique de mon nez. Le chirurgien que j’ai rencontré, quelqu’un de très professionnel, qui m’a clairement expliqué qu’il était hors de question de faire une transformation inadaptée. Pas de nez fin et délicat pour moi! Ses mots étaient d’ailleurs  » je vais vous faire le nez que vous auriez du avoir », à savoir, un peu moins long, sans la petite bosse et un chouillat moins large.

Les proportions restant en adéquation avec mon visage, le projet que le chirurgien m’a montré ne changeait en rien mon visage, je n’étais pas une autre personne, j’étais juste moi avec un nez plus joli.

Il est important pour moi de signaler que je ne détestais pas mon nez; comme beaucoup de gens, je n’en était pas toujours satisfaite en photos, mais ça s’arrêtait là.

Au niveau psychologique, j’étais donc assez en paix, avec mon image de l’époque et avec le fait que mon visage allait changer un peu.

Je pense que c’est important d’être bien préparée et les pieds bien sur terre, d’avoir un bon docteur, réglo, qui vous met les pendules à l’heure; vouloir changer complètement la physionomie de son nez peut avoir un effet décevant et traumatisant. J’ai d’ailleurs apprécié le discours de mon chirurgien, « on va optimiser sur ce que vous avez », et pas « on va vous faire un nez parfait ». Ce côté très scientifique m’a rassurée, il n’a pas vendu du rêve, de la perfection, ça n’était pas son but, il n’est pas magicien, il tenait à ce que je le comprenne.

D’ailleurs  10 mois après l’opération, mon nez n’est pas parfait et c’est très bien, parce qu’il est rassurant, vrai, crédible, touchant, comme il était avant… mais en plus joli.

Comment ça c’est passé?

Je suis donc partie pour une septoplastie et une rhinoplastie on top.

  1. Jour 1 – J4arrive à jeun à l’hôpital Sainte Elizabeth, où… ils avaient décommandé mon rendez-vous… pas top.. . Mais après un mini coup de gueule, tout s’arrange, à 14h j’étais sur la table d’opération, j’en sortais à 17h…j’avais faim et pas possible de manger avant 18h.
  2. 18H: Alors manger c’est beaucoup dire parce que ton nez est obturé à 100% par des mèches placées dans le nez et qui empêchent le moindre fil d’air de passer. Prendre une lampée demande de l’organisation et provoque la sensation très désagréable des mèches qui te pénètrent dans le cerveau.
  3. Jour deux: tension à 9,5, rendez-vous à 7h30 du matin pour enlever les mèches, après avoir à peine dormi, sans pouvoir s’habiller correctement à cause des perfs; non accompagnée non plus, puisqu’il n’y a personne de disponible à cette heure-là. Je suis restée 30 minutes, dans la salle d’attente, la tension basse, épuisée. À 8H le docteur enlève enfin ces fichues mèches… là c’est la libération: « oh mon dieu je respire tellement bien »; sauf qu’on t’annonce que ça va se reboucher et en effet ça se bouche. Note qu’un mois plus tard, je ne respirais toujours pas au top.
  4. Jour 3, la tension est toujours basse, mais je suis chez moi… par 30°… sauf qu’il faut éviter la chaleur dans ces cas-là, parce que ça fait gonfler le nez et les hématomes… et lucky me… pour gonfler, ça a gonflé… mes meilleurs amis ont été les glaçons que mon mari a ramené pour tenter de résorber les gonflements. Le jour 3… sincèrement le pire de toute cette période, j’ai cru que mon visage allait exploser. Cependant… le nez… en lui-même n’était pas douloureux.
  5. Jour 10, je retire mon plâtre, je retrouve mon nez, ou plutôt une patate mais: exit la bosse, exit les défauts. J’étais déjà toute contente, sauf que mon chirurgien, qui est carré comme tout, me dit « oui mais c’est pas du tout la forme définitive, c’est très très gonflé là ».
  6. 1 mois plus tard, mon nez n’est toujours pas impeccable, les sensations restent étranges, mais je sais qu’il faut 3 mois pour voir une ébauche du nez future et pour respirer mieux.  À ce stade, le programme est de mettre de la crème plusieurs fois par jour pour éviter infections et aider la cicatrisation. Un point sur lequel je souhaite insister, c’est que ça n’est douloureux à aucun moment; gênant, engourdit, mais pas douloureux.
  7. 3 mois plus tard, mon nez est encore sensible, un peu gonflé, mais tellement joli… et je respire tellement mieux
  8. 10 mois plus tard : le bout de mon nez manque encore de souplesse, ce qui est tout à fait normal, il faut environs un an pour que tout soit bien en place. La forme est presque définitive; encore une fois, on en sera certain qu’après au moins 1 an, en septembre prochain donc. Au final on ne m’avait pas menti, mon nez est bel et bien  » ce qu’il aurait dû être si la nature avait bien fait son boulot »; bien proportionné, sans bosse, la bonne longueur, pas trop gros, ni trop fin… ET je respire, comme une personne normale! Et ça c’est vraiment chouette!

Et donc?

Je suis contente de l’avoir fait, je respire ça me change la vie, pour l’esthétique? C’est juste super chouette de se dire  » prends le profile que tu veux, mon nez est canon! »

Par contre, il faut se rendre comte que le premier mois est vraiment galère, pas douloureux, mais très chiant.

  • difficultés à respirer à cause du nez qui cicatrice.
  • crèmes à se mettre dans le pif un maximum de fois par jour.
  • drôles de sensations – l’impression que ce nez est un élément ajouté et pas le votre.
  • rigidité…

Est-ce que je m’arrête là?

Oui, parce que même si je suis hyper contente, je n’aurai pas fais cette opération si je n’avais pas eu un problème de respiration handicapant. Il faut dire que je ne suis pas une énorme fan des docteurs, c’est un soucis d’ailleurs, parce que j’ai parfois laissé des situations s’envenimer par crainte des médecins.

J’aime bien les dentistes par contre (oui c’est particulier mais c’est comme ça).

Puis soyons sérieux, les opérations esthétiques sont lourdes pour le corps, et sous anesthésie générale (un gros coup pour le corps également). Elles sont également très douloureuses, j’ai de la chance, le nez est l’opération chirurgicale la moins pénible de la liste et j’ai déjà trouvé ça moyen à vivre.

Ce qui m’inquiète, c’est le nombre de petites nanas qui se lancent dans l’aventure de la chirurgie sans penser aux conséquences, sans se dire que ça fait un mal de chien, et parfois longtemps, que  ça change ce que tu as a vu de toi pendant des années dans le miroir, parfois fondamentalement.

Il faut se rendre compte que la chirurgie ne règle pas les problèmes profonds de mal être, j’ai de la chance pour ma part d’être bien dans ma peau, je ne suis pas parfaite (je me dis toujours que je n’ai pas assez de poitrine, que mes épaules sont trop larges, mes fesses pas assez fermes, j’ai des soucis de peau, des grande oreilles… blabla…) mais je m’aime bien, je très satisfaire du matériel de base, j’ai appris à vivre avec mes défauts, à aimer mes forces, j’essaie d’améliorer ce qui me plaît moins… mais j’ai tellement de chance de me trouver chouette.

Je sais que ça n’est pas le cas de tout le monde, que c’est difficile de s’aimer face à toutes ces images de femmes irréelles qu’on nous balance à longueur de journée… même les blogueuses sont parfaites, leur image est travaillée, elles vendent du rêve… et c’est compréhensible, en toute sincérité, j’aime aussi voir de belles images, j’aime aussi être à mon avantage si je poste une photo sur les réseaux.

Pire, moi aussi j’ai envie d’avoir une peau parfaite, un corps de liane, des cheveux épais; moi aussi je m’inspire de toute cette perfection. Mais je sais que c’est impossible, que cette perfection est le résultat d’un travail de retouches, de mise en image, de lumières, de préparation du look, de makeup… de pleins de choses. Avoir envie de s’améliorer n’est pas sale, savoir qu’on est pas parfaite et travailler sur ses défauts, y a pas de mal! Par contre, il faut rester consciente du fait qu’il y a des limites; pour moi, les limites à ne pas franchir sont celles de la mise en danger, mentale ou physique. Si vous avez envie de faire des squats parce que vous voulez les fesses  de Kim K, éclatez-vous! Mais soyez conscientes que, si ça ne se voit pas sur les photos, Kimmy est aidée par beaucoup de moyens que vous n’avez peut-être pas… et c’est pas grave si vous ne les avez pas… tant que vous arrivez à être contente quand vos petites fesses deviennent fermes grâce à vos exercices.

Si vous avez toujours été complexée par votre petite poitrine que vous envisagez la chirurgie, pas de soucis, mais discutez-en (avec des gens neutres, surtout pas avec des gens qui vont réagir avec émotion), choisissez un médecin de confiance, qui vous expliquent les étapes, les risques, les résultats; que vous sachiez à quoi vous attendre.

Avant et aprèsNoze before
Nez après

 

 






Angy Ferro
Fondatrice de ce magazine Lifestyle online qui parle de mode et de beauté. Passionnée également de musique, de restos et de tout ce qui habite le monde des femmes actives accomplies.




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